Une chanson que j'aime beaucoup, et un groupe que j'aime beaucoup.
Tout particulièrement bouleversante en concert...
Disons qu'elle "tranche un peu" avec leur répertoire habituel...
Tout particulièrement bouleversante tout court en fait.
A croire qu'il existe encore des gens qui savent écrire des chansons ici-bas.
La route cernée de collines
Aux arbres fraîchement arrachés.
On la trouve en suivant les ruines
Sans chercher.
On la trouve en suivant la ligne,
Là où le front s'est arrêté,
Creusant autour des lèvres dignes
De tranchées.
A Pakrac, je retournerai.
A Pakrac...
Des maisons borgnes m'y attendent,
Chauves de toit, rasées de près.
On y dépose son offrande
Et puis après.
Au milieu des poupées de cendres,
Entre quatre murs abattus,
Même les derniers à descendre
Se sont tus.
A Pakrac, je retournerai.
A Pakrac...
Dans une échoppe sans vitrine,
Par-dessus les cartons d'ersatz
Qui finiront dans les latrines
De Pakrac,
On lit encore une vieille enseigne:
"Notre parti, c'est l'avenir".
Pas tant que l'on ne nous enseigne
Qu'à mourir.
A Pakrac, je retournerai.
A Pakrac...
Sur le trottoir d'une ruelle,
J'entends la course d'un gamin
Qui souffle à perdre ses bretelles,
Ce matin.
Il ne court plus pour fuir les balles,
Il est simplement en retard
Pour apprendre à tenir moins mal
Sa guitare.
A Pakrac, je retournerai.
A Pakrac, où la vie renaît.
Cordialement,
Moi.
PS: Je hais l'analyse économique. C'était la pensée du jour, voire de la semaine, et ce sera très certainement celle de l'année :)
Tout particulièrement bouleversante en concert...
Disons qu'elle "tranche un peu" avec leur répertoire habituel...
Tout particulièrement bouleversante tout court en fait.
A croire qu'il existe encore des gens qui savent écrire des chansons ici-bas.
La route cernée de collines
Aux arbres fraîchement arrachés.
On la trouve en suivant les ruines
Sans chercher.
On la trouve en suivant la ligne,
Là où le front s'est arrêté,
Creusant autour des lèvres dignes
De tranchées.
A Pakrac, je retournerai.
A Pakrac...
Des maisons borgnes m'y attendent,
Chauves de toit, rasées de près.
On y dépose son offrande
Et puis après.
Au milieu des poupées de cendres,
Entre quatre murs abattus,
Même les derniers à descendre
Se sont tus.
A Pakrac, je retournerai.
A Pakrac...
Dans une échoppe sans vitrine,
Par-dessus les cartons d'ersatz
Qui finiront dans les latrines
De Pakrac,
On lit encore une vieille enseigne:
"Notre parti, c'est l'avenir".
Pas tant que l'on ne nous enseigne
Qu'à mourir.
A Pakrac, je retournerai.
A Pakrac...
Sur le trottoir d'une ruelle,
J'entends la course d'un gamin
Qui souffle à perdre ses bretelles,
Ce matin.
Il ne court plus pour fuir les balles,
Il est simplement en retard
Pour apprendre à tenir moins mal
Sa guitare.
A Pakrac, je retournerai.
A Pakrac, où la vie renaît.
Cordialement,
Moi.
PS: Je hais l'analyse économique. C'était la pensée du jour, voire de la semaine, et ce sera très certainement celle de l'année :)
